L'époque est incertaine, nous traversons des changements et des crises successives, qu'elles soient politiques, sociales ou sociétales. Vos collaborateurs ont plus que jamais besoin de repères. Et parmi ceux-ci, l'espoir figure en bonne place. Donner de l'espoir, ce n'est pas promettre l'impossible : c'est offrir une perspective, une direction, une énergie. C'est un acte managérial fort et profondément humain.
Publié le 1er mai 2025 | Mis à jour le 4 décembre 2025
Loin d'être un concept abstrait, l'espoir est un moteur d'engagement. Il nourrit la motivation, favorise la résilience et renforce le sentiment d'appartenance. Des collaborateurs qui croient en l'avenir de leur entreprise, qui se sentent utiles et qui perçoivent un sens à leur action, sont mieux armés pour faire face aux défis du quotidien.
A contrario, un climat d'incertitude non accompagné peut entraîner démobilisation, désengagement, voire épuisement. L'espoir agit alors comme une boussole intérieure : il aide chacun à se projeter, à traverser les tempêtes, à garder le cap.
Donner de l'espoir ne se résume pas à des discours inspirants. Il s'agit d'un travail de fond, ancré dans des pratiques managériales concrètes :
Donner de l'espoir suppose aussi que vous incarniez vous-même cette posture. Il ne s'agit pas de nier les difficultés, mais de savoir les traverser avec lucidité, courage et empathie. Cela nécessite parfois de puiser dans ses propres ressources, d'accepter l'incertitude, de faire preuve de constance et d'authenticité.
C'est en étant exemplaire dans sa manière de faire face que le manager devient une figure d'appui. Car l'espoir ne se décrète pas, il se transmet. Il se construit dans la relation, dans la confiance, dans la cohérence entre les paroles et les actes.
Zephir est une entreprise numérique. Claire y est manager d'une équipe projet qui travaillait à distance depuis de longs mois. Chacun chez soi, chacun dans sa bulle. Les visioconférences rythmaient les journées, mais l'énergie s'érodait. Le projet piétinait, l'ambiance devenait morose. Plus personne ne savait vraiment si ce qu'il faisait servait encore à quelque chose.
Un matin, Claire sentit que le fil était sur le point de rompre. Alors elle fit autre chose que relancer ou réorganiser. Elle réunit tout le monde pour une réunion sans slides, sans bilan, sans pression. Elle leur parla de là où ils allaient. Pas seulement du livrable de fin de trimestre, mais de l'impact du projet, de son sens. De ce que cela permettrait à d'autres équipes, à des utilisateurs, demain. Elle leur montra ce qu'ils avaient déjà surmonté, ce qu'ils étaient capables de faire. Elle rappela que ce n'était pas juste une mission parmi d'autres, mais une contribution réelle à quelque chose de plus grand qu'eux. Elle a précisé qu'elle ne pouvait pas promettre que tout serait simple, mais qu'elle croyait en eux et qu'elle savait que ce projet pouvait les rendre fiers.
Il n'y eut pas de miracle. Mais le lendemain, chacun ralluma sa caméra. Les échanges reprirent vie. On se remit à poser des questions, à proposer, à corriger. L'avenir avait retrouvé une forme. Pas lointaine, pas magique, mais crédible. Ils n'étaient plus seuls devant leur écran : on leur avait rendu une direction. Ce n'est pas le télétravail qui isole, c'est l'absence de cap. Le manager qui donne de l'espoir redonne du sens au travail, même à distance.
Donner de l'espoir, c'est contribuer à créer un climat de travail porteur, où chacun peut se projeter, s'engager et grandir. C'est un acte de leadership profondément humain, et aujourd'hui plus que jamais, indispensable.
© Quasar Lille
Découvrez d'autres articles sur le coaching et le management.